Posted by gardien2phare on oct 30, 2009 in ACTUALITES
Bloggeuses, bloggeurs,
Il paraît que l’âme pèse 21 grammes, c’es le résultat auquel ont abouti les expériences du Dr DUNCAN Mc DOUGALL qui, au début du XXème siècle, a comparé le poids d’une centaine d’agonisants avant et après la mort clinique.
21 grammes…
21 grammes en fusion chez le Gardien à l’heure où je vous parle, ce qui peut expliquer les longs, trop longs, silences qui emplissent le Phare.
21 grammes à l’origine de pensées, une chaque jour car à chaque jour suffit sa peine. Je vous livre les dernières….
« Le passé est mon histoire, le futur mes doutes et mon présent est là pour ne plus y penser. »
« Seuls nous ne sommes rien, il faut être au moins deux pour avancer… »
« L’envie attise le manque, l’absence l’entretien »
« Plus les jours passent et plus j’ai envie de goûter égoïstement des instants de bonheur, sans me soucier de ce qui m’entoure, de ceux qui m’entourent »
Je conclurai par ces mots d’un chanteur que j’apprécie : « Je serai plus facile à suivre le jour de mon enterrement »… Spéciale dédicace à ceux qui ne me suivent plus…
Ma plume s’arrête là, déjà à bout de souffle, comme épuisé par ce bout de chemin…
Suite à la dédicace de mon amie Aimée, http://pfaffaimee.bloguez.com/, j'ai cherché les mots que je pouvais mettre. Pas facile comme exercice, d'autant que la période était peu propice à la création.
Pourtant je viens d'accoucher de ces vers, que je livre tous chauds à vous lecteurs avides, avant de regretter de raturer et de reprendre…. Ô bien sûr j'ai un peu raté l'exercice, trop influencé que je suis par la vie tout autour, mais en regardant une nouvelle fois la toile, ces mots peuvent en être une libre interprétation… A vous de juger et de m'en dire deux mots dans vos commentaires.
Cœur de l’Amour ou ailes de l’enfer
Les mains liées, les deux genoux à terre
Ton regard suppliant qu’enfin il considère
Que dans nos vies n’existent pas les hasards
Juste quelques rendez-vous avec nos histoires.
Tu voudrais tant qu’enfin il t’aime sans effroi
A l’heure où sur ta vie souffle le chaud, le froid
Mais son regard fuyant assassine tes espoirs
De le voir en confiance tout près de toi s’asseoir.
De cet Amour à mort tu ne sais plus que faire
Quand, sur le départ, il revêt les ailes de l’enfer
Quand pas même un mot, pas le moindre regard
N’accompagnent le bruit de ses pas dans le noir.
Las, cette douce folie, cette cruelle morsure
Est le cœur de l’amour faisant battre ta blessure
Petite proie blessée dans les serres de celui
Qui d’un unique regard, pour toujours t’a séduit…
Ne l’implore pas pudique cela le ferait fuir
Ne t’éloigne point trop, laisse le s’attendrir
On ne dompte pas ainsi le cœur des prédateurs
On l’apprivoise tout juste, à force de douleurs
A la vie, à la mort, à l’amour, mène ce combat !!
Que d’autres pensent perdu, auquel toi tu crois…
Et prie que ce courage un jour porte ses fruits
A moins que le papillon, par la fenêtre, ne s’enfuie…
Posted by gardien2phare on oct 16, 2009 in CHRONIQUES
Le ciel breton a revêtu son costume de deuil : cumulus bas et lourds, nuages gris, brouillard humide et pénétrant.
Col relevé et mine triste, je suis ton cercueil dans le frimât d’une des premières matinées d’automne. Nous ne sommes pas nombreux.
Les mots tristes, trop bien rangés dans les tiroirs de mes souvenirs, restent muets, comme apeurés.
Seules quelques larmes franchissent, aventurières, la barrière de mes yeux pour se laisser couler le long de ma joue. Je n’y croyais pas…
Mes pensées aussi vont bon train derrière le corbillard qui nous mène en ta derrière demeure sur les hauteurs de ce village que je connais trop bien.
Nous ne nous parlions plus depuis longtemps, tu as gardé de moi le souvenir d’un adolescent souriant, ignorant mes peines et mon âme torturée d’adulte.
Nos ententes et nos mésententes traversée dans notre éloignement se sont tues à jamais..
Tu n’as pas non plus connu ta descendance, cette petite fille blonde qui marche à mes côtés au quotidien mais qui n’a pu venir ici, ignorant jusqu’à ton existence.
Non tu n’as pas connu tout ce que j’ai construit durant ces quinze années qui nous ont séparées. Je ne l’ai jamais voulu, je n’ai jamais pris le temps.
Et pourtant j’ai pris cet avion pour être là, sans même réfléchir. Je voulais juste t’accompagner une dernière fois, pas pour le pardon, je ne suis pas de ceux pour qui la mort vaut absolution, mais pour soulager le fardeau qui est le mien aujourd’hui..
Ô bien sûr tu as vu leurs regards de bien pensant et leurs questions à demi-mots. J’ai ignoré leurs airs réprobateurs et leurs mines de faux culs. Je suis venu pour moi, pour effacer ces non-dits et nos fâcheries de pacotilles, et leur montrer à tous que je gardais la tête haute, les silences parfois valent mieux que toutes les faussetés.
A l’heure où ton cercueil glisse au fond du caveau, ma vie est en train de basculer. Ca non plus tu ne le sais pas, mais personne ne le sait. Tout ce qui est acquis n’a plus parfum de liesse, et n’en déplaise aux biens pensants, tout autant qu’aux amis, c’est égoïstement que je veux vivre ma quête, vivre enfin pour moi quelque soit le prix à payer. C’est à ce prix que je retrouverai ma liberté d’âme et que je pourrais de nouveau regarder dans le miroir celui que je suis vraiment.
L’espace de 48 heures je vais fouler mes terres pour y trouver la sérénité et puiser la force qui, à mon retour, m’aidera à sortir la tête de l’eau pour avancer de nouveau le cœur léger et l’âme souriante. Gravir les marches une à une pour ne plus redescendre, et même si les jambes sont lourdes, les souvenirs pesants, se dire qu’au bout de l’ascension il y aura les sourires qui nous porterons jusqu’à la mort.
Grand-Mère, je reste chez les vivants, souhaitons nous bonne chance…
Trente ans et tu regardes le papier peint vieillir Trente ans et tu veux toujours t’éblouir Dans des nuits si longues que les jours devaient rétrécir Trente ans et oui tu ne les as pas vu venir Trente ans c’est peut-être le moment de s’enfuir
T’étais partant disais-tu dans un sourire Pour tes trente ans de brûler tes souvenirs Trente ans ne laisse plus le canapé t’engloutir Trente ans n’attends plus que l’on vienne t’attendrir Redeviens touchant comme quand tu voulais tout détruire
C’est entêtant ce temps qui passe sans prévenir Tant de mésententes et tant de causes perdues Tant de mésaventures dans de petites préfectures Tant pis pour les victoires et tant mieux pour les défaites De toute façon on a toujours l’air aussi bête
Christophe MIOSSEC
Ben voilà pas trouvé sur Youtube de quoi enchanté vos oreilles des états d'âme de Gardien !! Alors vous vous contenterez du texte !!
Bon d'accord les trentes ans sont soufflés depuis longtemps déjà, mais finalement quelques années plus tard me voici au même point : le point mort.
Et dire que l'on pensait que le pire est derrière nous !! Et pourtant ce matin, du haut du Phare, que le regard du Gardien se pose en arrière, on plonge loin devant, les mêmes cieux, les mêmes mots, les mêmes rêves avec des désillusions en plus…
Donc tout va bien au Phare, il ne manque que des vers… alors emplissons nos verres, la dive bouteilles attisera nos muses, aiguisera nos rimes…
Oui je sais certains s'impatientent derrière leur écran car le phare semble en veille et le gardien envolé…
Mea culpa, ces derniers temps le gardien a passé beaucoup plus de temps sur les rochers, à écouter le chant des sirènes, qu'au sommet du Phare, pour éclairer la route des âmes perdues.
Mais le Gardien est un homme comme les autres, peut être même un peu plus égoïste, mais surtout en quête de la perpétuelle utopie de sa vie.
Mais voilà, triste constat, le Gardien a perdu le fil de son histoire, le fil de sa vie même, oublié les essentiels en tentant d'assouvir des manques…. Et le Gardien y a perdu son âme…et se réveille aujourd'hui, amer, en se disant que sa frustration sera toujours là car rien ne semble pouvoir faire battre le coeur de sa vie plus longtemps que l'aile éphémère du papillon.
Alors dépité le Gardien remonte en haut du Phare… Trop tard pour certains qui ont tourné le dos, juste à temps pour d'autres sur le départ, à point pour les impatients et pour les âmes qui ne se sont pas encore perdues en chemin.
Le Gardien revient…doucement…juste le temps de gravir les marches.
A ma demande, sorte de caprice marin du Gardien2Phare, Rose des vents nous gratifiait d’un superbe billet sur la saga des Pen Duick, bateaux qui resteront pour moi des références maritimes, des précurseurs chacun à sa façon. Mon coup de cœur à moi va au cotre « Pen Duick » premier du nom au côté duquel j’eu la chance de naviguer, en baie de Brest, en 1994.
En juin 2009 sortait un film, passé inaperçu pour la plupart d’entre vous, retraçant le parcours brillant d’un grand homme de la voile, Mr Tabarly, film réalisé par Pierre Marcel.
L’Amiral comme on le nommait était un homme plutôt secret, à l’apparence renfermé. Simple apparence, Eric Tabarly était tout simplement un homme discret et réservé qui ne vivait que pour sa passion : la mer. Alors oui notre solide gaillard était bien peu loquace lors de ses têtes à têtes avec les médias. Il savait dire l’essentiel en peu de mots, pourquoi s’embarrasser de fioritures. Voilà un comportement digne d’un loup de mer, ou d’un gardien de phare !!!
Alors même si l’on n’est pas fan du personnage, même si la voile reste quelque chose de nébuleux, je vous conseille ce film pour les raisons suivantes :
-Cette forme film documentaire au rythme alterné entre course haletante et pieds à terre posés.
-De superbes images de mer, de bateau, de lutte contre les éléments.
-Une superbe bande originale signée de main de maître par Yann Tiersen.
Voilà c’était la promo du jour, un film a regarder par temps gris, calé dans son canapé avec un chocolat chaud… Vous m’en direz des nouvelles !!!
Pour ceux qui craignent le mal de mer, ou qui craignent de s’ennuyer, ne pas passer à côté de la bande originale signée Yann Tiersen… on s’y croirait.
Il est de ces jours où je me sens vide, creux, presque inutile, absent, sans âme…
Le corps avance, presque mécaniquement, et rien d’autre ne se passe. Le cerveau fonctionnant au ralenti fait service minimum… L’esprit est en sommeil…
Il est de ces jours, sans que je sache pourquoi… Pourquoi je suis comme ça, pourquoi j’en suis là, pourquoi je suis là…et pour combien de temps ?
Il est de ces jours où je ne réponds pas à ces questions que je me pose, et dont la simple évocation, tout autant que la réponse, parfois m’effraie….
Il est de ces jours où pas même un rayon de soleil, un sourire, un regard ne peuvent me sortir de cette torpeur, de cette envie de ne plus exister ici, de disparaître pour un ailleurs, parfois même de mourir…
Il est de ces jours où je ne vois plus l’horizon, où la mer se mêle au ciel en une furieuse étreinte, où nuages et écume s’emmêlent pour ne plus faire qu’un….et pas même la lumière blafarde d’un phare à l’horizon n’arrive à me rassurer et me mener vers de calmes rivages apaisants.
Il est de ces jours où je me sens perdu, aveugle, sourd, dans un monde sans repère, dans une vie sans vie, dans une survie douloureuse…
Et pourtant chaque jour, je remets mon âme sur l’ouvrage du quotidien, inlassablement dans l’espoir de jours meilleurs.
Car voilà bien l’essence de nos vies : l’envie et l’espoir…