21 grammes

Bloggeuses, bloggeurs,


 


Il paraît que l’âme pèse 21 grammes, c’es le résultat auquel ont abouti les expériences du Dr DUNCAN Mc DOUGALL qui, au début du XXème siècle, a comparé le poids d’une centaine d’agonisants avant et après la mort clinique.


 


21 grammes…


 


21 grammes en fusion chez le Gardien à l’heure où je vous parle, ce qui peut expliquer les longs, trop longs, silences qui emplissent le Phare.


 


21 grammes à l’origine de pensées, une chaque jour car à chaque jour suffit sa peine. Je vous livre les dernières….


 


« Le passé est mon histoire, le futur mes doutes et mon présent est là pour ne plus y penser. »


 


« Seuls nous ne sommes rien, il faut être au moins deux pour avancer… »


 


«  L’envie attise le manque, l’absence l’entretien »


 


« Plus les jours passent et plus j’ai envie de goûter égoïstement des instants de bonheur, sans me soucier de ce qui m’entoure, de ceux qui m’entourent »


 


Je conclurai par ces mots d’un chanteur que j’apprécie : « Je serai plus facile à suivre le jour de mon enterrement »… Spéciale dédicace à ceux qui ne me suivent plus…


 


Ma plume s’arrête là, déjà à bout de souffle, comme épuisé par ce bout de chemin…


 


Je vous dit à bientôt…


Coeur de l'amour ou ailes de l'enfer

Suite à la dédicace de mon amie Aimée, http://pfaffaimee.bloguez.com/, j'ai cherché les mots que je pouvais mettre. Pas facile comme exercice, d'autant que la période était peu propice à la création.


Pourtant je viens d'accoucher de ces vers, que je livre tous chauds à vous lecteurs avides, avant de regretter de raturer et de reprendre…. Ô bien sûr j'ai un peu raté l'exercice, trop influencé que je suis par la vie tout autour, mais en regardant une nouvelle fois la toile, ces mots peuvent en être une libre interprétation… A vous de juger et de m'en dire deux mots dans vos commentaires.


 


Cœur de l’Amour ou ailes de l’enfer


 


 


Les mains liées, les deux genoux à terre


Ton regard suppliant qu’enfin il considère


Que dans nos vies n’existent pas les hasards


Juste quelques rendez-vous avec nos histoires.


 


Tu voudrais tant qu’enfin il t’aime sans effroi


A l’heure où sur ta vie souffle le chaud, le froid


Mais son regard fuyant assassine tes espoirs


De le voir en confiance tout près de toi s’asseoir.


 


De cet Amour à mort tu ne sais plus que faire


Quand, sur le départ, il revêt les ailes de l’enfer


Quand pas même un mot, pas le moindre regard


N’accompagnent le bruit de ses pas dans le noir.


 


Las, cette douce folie, cette cruelle morsure


Est le cœur de l’amour faisant battre ta blessure


Petite proie blessée dans les serres de celui


Qui d’un unique regard, pour toujours t’a séduit…


 


Ne l’implore pas pudique cela le ferait fuir


Ne t’éloigne point trop, laisse le s’attendrir


On ne dompte pas ainsi le cœur des prédateurs


On l’apprivoise tout juste, à force de douleurs


 


A la vie, à la mort, à l’amour, mène ce combat !!


Que d’autres pensent perdu, auquel toi tu crois…


Et prie que ce courage un jour porte ses fruits


A moins que le papillon, par la fenêtre, ne s’enfuie…


 


 

A titre posthume

Le ciel breton a revêtu son costume de deuil : cumulus bas et lourds, nuages gris, brouillard humide et pénétrant.


Col relevé et mine triste, je suis ton cercueil dans le frimât d’une des premières matinées d’automne. Nous ne sommes pas nombreux.


Les mots tristes, trop bien rangés dans les tiroirs de mes souvenirs, restent muets, comme apeurés.


Seules quelques larmes franchissent, aventurières, la barrière de mes yeux pour se laisser couler le long de ma joue. Je n’y croyais pas…


Mes pensées aussi vont bon train derrière le corbillard qui nous mène en ta derrière demeure sur les hauteurs de ce village que je connais trop bien.


 


Nous ne nous parlions plus depuis longtemps, tu as gardé de moi le souvenir d’un adolescent souriant, ignorant mes peines et mon âme torturée d’adulte.


Nos ententes et nos mésententes traversée dans notre éloignement se sont tues à jamais..


Tu n’as pas non plus connu ta descendance, cette petite fille blonde qui marche à mes côtés au quotidien mais qui n’a pu venir ici, ignorant jusqu’à ton existence.


Non tu n’as pas connu tout ce que j’ai construit durant ces quinze années qui nous ont séparées. Je ne l’ai jamais voulu, je n’ai jamais pris le temps.


 


Et pourtant j’ai pris cet avion pour être là, sans même réfléchir. Je voulais juste t’accompagner une dernière fois, pas pour le pardon, je ne suis pas de ceux pour qui la mort vaut absolution, mais pour soulager le fardeau qui est le mien aujourd’hui..


Ô bien sûr tu as vu leurs regards de bien pensant et leurs questions à demi-mots. J’ai ignoré leurs airs réprobateurs et leurs mines de faux culs. Je suis venu pour moi, pour effacer ces non-dits et nos fâcheries de pacotilles, et leur montrer à tous que je gardais la tête haute, les silences parfois valent mieux que toutes les faussetés.


 


A l’heure où ton cercueil glisse au fond du caveau, ma vie est en train de basculer. Ca non plus tu ne le sais pas, mais personne ne le sait. Tout ce qui est acquis n’a plus parfum de liesse, et n’en déplaise aux biens pensants, tout autant qu’aux amis, c’est égoïstement que je veux vivre ma quête, vivre enfin pour moi quelque soit le prix à payer. C’est à ce prix que je retrouverai ma liberté d’âme et que je pourrais de nouveau regarder dans le miroir celui que je suis vraiment.


 


L’espace de 48 heures je vais fouler mes terres pour y trouver la sérénité et puiser la force qui, à mon retour, m’aidera à sortir la tête de l’eau pour avancer de nouveau le cœur léger et l’âme souriante. Gravir les marches une à une pour ne plus redescendre, et même si les jambes sont lourdes, les souvenirs pesants, se dire qu’au bout de l’ascension il y aura les sourires qui nous porterons jusqu’à la mort.


 


Grand-Mère, je reste chez les vivants, souhaitons nous bonne chance…


 


Repose en paix…


 





30 ans

30 ans


 


Trente ans et tu regardes le papier peint vieillir
Trente ans et tu veux toujours t’éblouir
Dans des nuits si longues que les jours devaient rétrécir
Trente ans et oui tu ne les as pas vu venir
Trente ans c’est peut-être le moment de s’enfuir

T’étais partant disais-tu dans un sourire
Pour tes trente ans de brûler tes souvenirs
Trente ans ne laisse plus le canapé t’engloutir
Trente ans n’attends plus que l’on vienne t’attendrir
Redeviens touchant comme quand tu voulais tout détruire

C’est entêtant ce temps qui passe sans prévenir
Tant de mésententes et tant de causes perdues
Tant de mésaventures dans de petites préfectures
Tant pis pour les victoires et tant mieux pour les défaites
De toute façon on a toujours l’air aussi bête


 


Christophe MIOSSEC


 


Ben voilà pas trouvé sur Youtube de quoi enchanté vos oreilles des états d'âme de Gardien !! Alors vous vous contenterez du texte !!


Bon d'accord les trentes ans sont soufflés depuis longtemps déjà, mais finalement quelques années plus tard me voici au même point : le point mort.


Et dire que l'on pensait que le pire est derrière nous !! Et pourtant ce matin, du haut du Phare, que le regard du Gardien se pose en arrière, on plonge loin devant, les mêmes cieux, les mêmes mots, les mêmes rêves avec des désillusions en plus…


Donc tout va bien au Phare, il ne manque que des vers… alors emplissons nos verres, la dive bouteilles attisera nos muses, aiguisera nos rimes…


 

Le gardien, un homme comme les autres ?

Oui je sais certains s'impatientent derrière leur écran car le phare semble en veille et le gardien envolé…


Mea culpa, ces derniers temps le gardien a passé beaucoup plus de temps sur les rochers, à écouter le chant des sirènes, qu'au sommet du Phare, pour éclairer la route des âmes perdues.


Mais le Gardien est un homme comme les autres, peut être même un peu plus égoïste, mais surtout en quête de la perpétuelle utopie de sa vie.


Mais voilà, triste constat, le Gardien a perdu le fil de son histoire, le fil de sa vie même, oublié les essentiels en tentant d'assouvir des manques…. Et le Gardien y a perdu son âme…et se réveille aujourd'hui, amer, en se disant que sa frustration sera toujours là car rien ne semble pouvoir faire battre le coeur de sa vie plus longtemps que l'aile éphémère du papillon.


Alors dépité le Gardien remonte en haut du Phare… Trop tard pour certains qui ont tourné le dos, juste à temps pour d'autres sur le départ, à point pour les impatients et pour les âmes qui ne se sont pas encore perdues en chemin.


Le Gardien revient…doucement…juste le temps de gravir les marches.

La valise bleue

Il portait dans sa valise bleue


De petits trucs de petit vieux


Quelques courts morceaux de vie


Et une ou deux photos jaunies.


 


Il portait dans sa valise bleue


Une histoire, un passé, des aveux


Des baisers, des caresses, des murmures


Des maux, des rires, des larmes bien sûr.


 


Il portait dans sa valise bleue


Tout ce que d’autres gardent en eux


Des plaies, des bosses, des blessures


Des amis, des amours, des morsures.


 


Fatigué, il s’arrêta en chemin


La valise lui échappa des mains


Une jeune inconnue passant par là


La vida sans scrupule et l’emmena.


 


Elle chemine désormais comme ce petit vieux


Remplissant en chemin la vieille valise bleue


De toutes ces choses qui font une vie


Pas à pas la valise bleue s’alourdit…


 


valise bleue

Inconnue

Inconnue


Qui es-tu ?


Le souffre au goût de miel


La folie avec les pieds sur terre


La différence derrière l’indifférence


La chaleur du cœur derrière ton apparente froideur


La douceur derrière la morsure


Le plaisir derrière la douleur


Inconnue


Qui es tu ?


Le feu et la glace…


 


inconnue