Le murmure de vos mots pour apaiser mon âme
Le silence d’un regard pour la blesser, Madame…
A l’heure où la mer se voile de blanche mousse
A l’heure où la lune se pare d’une belle robe rousse
J’approche mon oreille d’un curieux coquillage
Qui me parle de l’écume laissée en votre sillage
De votre silhouette volant, si gracieuse, si fragile
Au gré du vent froid de noroît, d’estuaires en iles.
Vous revenez donc hanter les lieux de ma retraite
Madame, j’hume le parfum de nos cuisantes défaites,
De nos victoires jouissives, de nos étreintes passées
Des paroles, des serments, promesses irraisonnées
Du bruit de nos cœurs battant chamade à l’unisson,
Le goût de sang laissé par le retour à nos raisons…
Et tout cela me laisse froid comme le marbre…










