Coeur de l'amour ou ailes de l'enfer

Suite à la dédicace de mon amie Aimée, http://pfaffaimee.bloguez.com/, j'ai cherché les mots que je pouvais mettre. Pas facile comme exercice, d'autant que la période était peu propice à la création.


Pourtant je viens d'accoucher de ces vers, que je livre tous chauds à vous lecteurs avides, avant de regretter de raturer et de reprendre…. Ô bien sûr j'ai un peu raté l'exercice, trop influencé que je suis par la vie tout autour, mais en regardant une nouvelle fois la toile, ces mots peuvent en être une libre interprétation… A vous de juger et de m'en dire deux mots dans vos commentaires.


 


Cœur de l’Amour ou ailes de l’enfer


 


 


Les mains liées, les deux genoux à terre


Ton regard suppliant qu’enfin il considère


Que dans nos vies n’existent pas les hasards


Juste quelques rendez-vous avec nos histoires.


 


Tu voudrais tant qu’enfin il t’aime sans effroi


A l’heure où sur ta vie souffle le chaud, le froid


Mais son regard fuyant assassine tes espoirs


De le voir en confiance tout près de toi s’asseoir.


 


De cet Amour à mort tu ne sais plus que faire


Quand, sur le départ, il revêt les ailes de l’enfer


Quand pas même un mot, pas le moindre regard


N’accompagnent le bruit de ses pas dans le noir.


 


Las, cette douce folie, cette cruelle morsure


Est le cœur de l’amour faisant battre ta blessure


Petite proie blessée dans les serres de celui


Qui d’un unique regard, pour toujours t’a séduit…


 


Ne l’implore pas pudique cela le ferait fuir


Ne t’éloigne point trop, laisse le s’attendrir


On ne dompte pas ainsi le cœur des prédateurs


On l’apprivoise tout juste, à force de douleurs


 


A la vie, à la mort, à l’amour, mène ce combat !!


Que d’autres pensent perdu, auquel toi tu crois…


Et prie que ce courage un jour porte ses fruits


A moins que le papillon, par la fenêtre, ne s’enfuie…


 


 

Déposition d'Amour

Je dépose ce baiser sur le bord de vos lèvres


Baiser passionné qui vous parle d’Amour


La douceur du velours, la finesse d’un sèvres


Puisse nos lèvres s’unir jusqu’au point du jour


Je dépose ce baiser sur le bord de vos lèvres…


 


Je dépose cette caresse sur votre peau, placide


Caresse effrontée mais ô combien pudique


Frissonne votre peau blanche sous mes doigts timides


Nos mains se croisent, s’enlacent, symbolique


Je dépose cette caresse sur votre peau, placide…


 


Je dépose mon cœur dans le creux de vos mains


Sincère offrande implorant votre confiance


Mon cœur est une pierre dont vous êtes l’écrin


Puisse votre chaleur lui redonner brillance


Je dépose mon cœur dans le creux de vos mains…


Amie, mon Amour

Ô mes mains voudraient tant caresser ta peau nue
Ta peau blanche, si douce, Ange tombé des nues
Et mes lèvres voudraient tant couvrir de baisers
Ta bouche, ton cou, tes seins et parfois même oser
Se perdre dans les recoins de ton corps alangui
Dont les parfums m'enivrent et me laissent groggy.
 
J'aimerais explorer chaque parcelle de ta peau
Dévêtue sous mes yeux de tous ses oripeaux
Te faire frissonner et éveiller les sens
Que brûlent en nos veines les suaves essences
Du plaisir, du désir, d'une jouissance jamais feinte
Et que nos corps s'emmêlent en une ultime étreinte.
 
Et puis poser ma tête au creux de ton épaule
Ta joue contre ma joue, tes cheveux qui me frôlent
Et lentement sombrer en une tiède somnolence
Qui me plonge dans des rêves si troublants de silence…
…Pourtant je me réveille à cent lieues de tes bras
Les yeux pleins de sommeil, je t'aime ne l'oublie pas…

Sourd

Je vis dans un monde de silence,


Où tes deux mains font du bruit,


Au milieu de mon indolence


Chacun de tes gestes comme un cri.


Au fond ça n’a plus d’importance


Puisque tout ça c’était écrit…


 


…je suis devenu sourd…


Le souffle de ton Amour m’a rendu sourd…


…je suis devenu sourd…


Les battements de ton cœur m’ont rendu sourd…


 


Quand les silences deviennent trop lourds,


A la recherche de ce que je ne trouve pas,


J’appelle ton corps à mon secours


Et ton regard couve mon émoi,


Tes mains murmurent des mots d’amour


Que parfois je ne comprend pas…


 


…je suis devenu sourd…


Le souffle de ton Amour m’a rendu sourd…


…je suis devenu sourd…


Les battements de ton cœur m’ont rendu sourd…


 


Un papillon de nuit, vêtu avec élégance,


Nonchalant, traverse mes nuits blanches


Fantôme du passé, compagnon de mes errances,


Crevant la bulle, sur mon berceau se penche.


Un sourire, un parfum, Ô luxuriance


Le silence ruisselle sur la courbe de tes hanches…


 


…je suis devenu sourd…


Le souffle de ton Amour m’a rendu sourd…


…je suis devenu sourd…


Les battements de ton cœur m’ont rendu sourd…


…Sourd…Sourd…Sourd…Sourd


Ceux qui s'aiment

Les gens ne s'aiment pas et pourtant vivent ensemble


Ils ne sauront jamais si les autres se ressemblent


Ou si par d'habiles masques, de fortes illusions,


Ils cachent, mutilent et masquent ce que vraiment ils sont.


 


Cependant, deux par deux, ils cheminent il me semble,


Loin du temps qui passe, leurs mains, leurs bouches s'assemblent


Au nom d'un jeu cruel qui déchaîne les passions


Un jeu appelé Amour, mystérieuse déraison.


 


Tous ignorent, en fait, où ils s'en vont ensemble


Et leurs corps enlacés au petit matin tremblent


Leurs désirs assouvis, les illusions se meurent


Leurs deux mains se séparent et se brisent les coeurs.


 


Ils oublieront trop vite leurs étreintes, leurs soupirs


Alors leurs mots d'Amour perdront de leurs essences


Et puis se résignant ils oseront sourire


Mieux vaut perdre l'Amour que de perdre ses sens.

L'Amour

L'amour est revenu…il a frappé à ma porte, mais je n'ai pas ouvert : je l'ai regardé par le trou du judas, il paraissait si pitoyable… Trop pitoyable pour être honnête ?


L'Amour rend aveugle et j'avais besoin d'y voir plus clair dans mes sentiments. Alors je lui ai crié quelques mots, le renvoyant comme un malpropre, puis je m'en suis retourné vaquer à mes occupations.


Le lendemain matin, quand j'ai ouvert ma porte, Il était toujours là… Il gisait sur mon seuil, mort… Mort de froid, mort de peur, mort de chagrin…


Et moi le voyant là, j'ai pleuré à mon tour. Je l'ai pris dans mes bras, l'ai enveloppé d'un drap de soie…et je lui ai creusé une tombe au coeur de mon jardin. J'ai tapissé ce trou de pétales de roses avant d'y coucher cet Amour mort tout drapé de soie.


Après quelques ultimes prières, je l'ai recouvert de terre, la meilleure, une terre fertile. Et sur cette tombe j'ai planté un rosier, en guise de condoléances.


Jamais une rose n'y est éclose : le rosier est mort bien que, chaque jour, de quelques larmes je l'arrose…